2011년 3월 30일 수요일

[자료] Notes Critiques: Deux Livres sur les changes

자료: Percée

Connus d'abord d'un petit nombre de spécialistes, les traveaux de Raymond de Roover ont maintenant acquis une juste notoriété. Aussi le Centre de Recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes a-t-il été bien inspiré en lui donnant un ouvrage sur ce thème capital: L'Evolution de la lettre de change(14e-18e siècles).

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L'idée maîtresse à retenir c'est qu'aux yeux des cannonistes la spéculation sur les changes était admissible en raison de l'incertitude des gains; tandis que le prêt à intérêt était, par définition, illicite. En quoi consistait cette spéculation? Rappelons pour le lecteur non initié qu'elle supposait un aller et retour: le marchand banquier, qui achetait une lettre de change, faisait une avance d'argent, mais acquiérait ainsi un avoir sur une place étrangère; avec quoi son correspondant achetait une autre lettre permettant le retour des fonds à leur point de départ. Normalement, dans la plupart des cas, le marchand banquier gagnait à cette double opération. R. de Rouver en conclut--ce qui paraît incontestable--que l'intérêt se dissimulait dans le cours de change. Mais--nous l'avons dit--il subsistait une possibilité de perte; cet élément d'incertitude était, aux yeux des docteurs, ce qui différenciait le change du prêt à intérêt et, par conséquent, le légitimait.

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ricorsa (...)
rechange

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