2011년 3월 15일 화요일

Dic: se reporter

B. − Empl. pronom. réfl. Qqn se reporte à qqc.
1. Consulter comme référence. (= se référer à) Se reporter à une figure, à un tableau, à une liste, à un paragraphe, à un ouvrage, à une loi, au texte original.

  • Alors le nom (...) n'est plus que la simple carte photographique d'identité à laquelle nous nous reportons pour savoir si nous connaissons, si nous devons ou non saluer une personne qui passe (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 11). 
  • Joie, tristesse, pitié, sympathie sont des mots exprimant des généralités auxquelles il faut bien se reporter pour traduire ce que la musique fait éprouver (Bergson, Deux sources, 1932, p. 37).
2. Se transporter par la pensée dans une période antérieure. Se reporter à son passé, à son enfance.
  • Cependant, en revoyant ces beaux arbres, je me suis reporté avec vivacité à quelques années en arrière (Delacroix, Journal, 1853, p. 59). 
  • Par toutes les fois que je me reporte à cette époque horrible de ma vie, le frisson du dégoût me secoue de la perruque aux talons (Milosz, Amour. init., 1910, p. 198).
CF. reporter

A. − Empl. trans. dir.
1. Qqn reporte qqc. Mettre de nouveau (un vêtement). (= remettre)
2. Remettre à l'endroit initial.
a) Qqn1 reporte qqn2/qqc. + compl. circ. de lieu. α).. β) = rapporter, répéter .. γ) ...
b) ...
c) Au fig. Qqc. reporte qqn + compl. de temps, surtout au passif et au part. passé. Faire revenir en esprit à une époque antérieure (v. aussi empl. pronom. infra B 2).
  • Il revit ces lieux si pleins de souvenirs (...). Il se trouva reporté à des jours de bonheur si courts et si peu nombreux, le même air, le même soleil, le même parfum (Karr, Sous tilleuls, 1832, p. 97). 
  • Un enfant qui saute sur les genoux d'une femme, un soir d'été, à une porte de maison (...) et me voilà soudain reporté vingt-cinq ans en arrière et je me revois (...) sautant sur les genoux de ma vieille bonne (Léautaud, In memor., 1905, p. 185).
3. (...)
4. Qqn reporte qqc. à + compl. de temps. Remettre à une date ultérieure. (= reculer, renvoyer, repousser)
5. Qqn1 reporte qqc1. (subst. abstr.) sur qqn2, sur qqc2. Appliquer à une personne ou à une chose ce qui pourrait ou devrait s'appliquer à une autre. (= porter, retourner, reverser, transférer)
  • Reporter son attention, son affection sur quelqu'un d'autre
  • aux élections reporter ses voix sur un autre candidat
  • Forcées de reporter sur leurs enfants ces tendresses profondes comme l'infini qu'elles cachent en elles (...) les femmes souffrent plus que nous (Du Camp, Mém. suic., 1853, p. 123): 
  • Il n'avait pas eu d'enfants: c'était le grand regret de sa vie. Il avait reporté son besoin d'affection sur ses élèves, auxquels il était attaché, comme un père à ses fils. (Rolland, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 552.)
− Empl. pronom. passif.
  • Sa passion de la chair s'était reportée dans son œuvre, sur les amantes peintes qu'il se donnait (Zola, L'Œuvre, 1886, p. 265). 
  • Ludovic [Halévy] avait eu un coup de cœur pour une sœur de Mme Strauss, une charmante jeune fille morte toute jeune, et un peu de son amour s'était reporté sur la survivante, avant qu'elle fût Mme Bizet (Goncourt, Journal, 1890, p. 1163).

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