2011년 1월 24일 월요일

Dic: porter (cnrtl_ I.B.1_b & c)

I. B. 1.

b) [Le suj. désigne la terre ou une étendue de sol]
− [Le compl. d'obj. dir. désigne une construction ou un élément naturel] Avoir sur sa surface, être couvert par quelque chose.

  • Les collines, qui se dressent à pic, portent des bois de sapins (Lamart., Voy. Orient, t.2, 1835, p.324). 
  • L'île de Rhoda, couverte de jardins et portant à sa pointe la tour ronde, massive et rose du nilomètre (Fromentin, Voy. Égypte, 1869, p.138).
  • Le roc de Namur porte une vieille forteresse historique (Vidal de La Bl., Tabl. géogr. Fr., 1908, p.68).
− [Le compl. d'obj. dir. désigne une pers. ou les manifestations d'une civilisation] Être le lieu où existe quelqu'un ou quelque chose.
  • Le même pays a donc très bien pu porter, à quelques siècles de distance, Abélard et Descartes (Cousin, Fragm. philos., 1840, p.6). 
  • Ces sables stériles ont porté en effet une civilisation riche, au temps où les Arabes envahirent la région (Gracq, Syrtes, 1951, p.11).
− [Le compl. d'obj. dir. désigne une production végétale gén. exploitée par l'homme] Avoir à sa surface.
  • Le champ portera des moissons encore l'année prochaine et dans dix et cent ans (Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t.1, 1870, p.490). 
  • Les terrasses construites portent des cultures sèches en d'immenses régions de Chine (Meynier, Paysages agraires, 1958, p.63).
Empl. abs. Produire.
  • Une terre capable de porter beaucoup (Sainte-Beuve, Port-Royal, t.1, 1840, p.282).

c) [Le suj. désigne un végétal (ou une de ses parties), le compl. d'obj. dir. un élément constitutif]
α) Avoir en tant que partie.
  • Porter des fleurs
  • branche portant de longues aiguilles
  • La pivoine femelle, qui porte des feuilles étroites, vertes pâles, et des fleurs rouges foncées (Kapeler, Caventou, Manuel pharm. et drog., t.2, 1821, p.550). 
  • Le bois, quel que soit son âge, peut porter des bourgeons, qui apparaissent groupés en petits cônes (Levadoux, Vigne, 1961, p.12).
− [Le compl. d'obj. dir. est le mot fruits (ou mot du même parad.) accompagné de l'adj. poss.]
  • Nombre de plantes portent encore leurs graines (Gide, Retour Tchad, 1928, p.977). 
  • Les espèces à fruits à noyau ne supportent aucune compétition pour l'eau lorsque les arbres portent leur récolte (Boulay, Arboric. et prod. fruit., 1961, p.62).
β) En partic. [Le compl. d'obj. dir. désigne le fruit de la plante]
− [Le suj. désigne le végétal; le compl. d'obj. dir. est au plur., accompagné de l'art. indéf., ou, plus rarement, au sing. avec art. partitif ou sans art.] Produire.
  • Porter du fruit
  • Le pauvre arbre se consumait dans les désirs de la stérilité. Enfin, une fois, il conçut et porta des fruits (Du Camp, Nil, 1854, p.183). 
  • Environ 18 mois après l'ensemencement, les arbrisseaux commencent à porter des fruits narcotiques qu'ils produiront pendant trente ou quarante ans (Page, Dern. peuples primit., 1941, p.167).
− Au fig. [Le compl. d'obj. dir. est accompagné d'un art. indéf. ou du partitif ou d'un adj. poss.] V. fruit II A 1.
Vieilli ou littér. [Sans art.]
  • Les mots de la portière avaient porté fruit (Champfl., Avent. Mlle Mariette, 1853, p.251). 
  • Que les valeurs de la vocation, du travail, de l'adaptation à la vie d'homme (...) puissent naître et s'épanouir avant de porter fruit au bénéfice de tous (Antoine, Passeron, Réforme Univ., 1966, p.136).
− [Constr. anal., au fig.]
Porter ses conséquences / porter conséquence (rare). Avoir des conséquences.
  • Brisson ayant blâmé Zurlinden (...) laisse l'acte par lequel Zurlinden est blâmé porter ses conséquences (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.272). 
  • ... depuis son entrée au séminaire, il n'y avait pas eu une heure, surtout pendant les récréations, qui n'eût porté conséquence pour ou contre lui, qui n'eût augmenté le nombre de ses ennemis, ou ne lui eût concilié la bienveillance de quelque séminariste sincèrement vertueux ou un peu moins grossier que les autres. Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p.179.
Porter intérêt. [En parlant d'un capital] Produire des intérêts.
  • La somme à laquelle s'élevera le reliquat dû par le tuteur, portera intérêt, sans demande, à compter de la clôture du compte (Code civil, 1804, art. 474, p.88). 
  • Ce prêt portait intérêt à six pour cent et cet intérêt était payable par trimestre (Duhamel, Jard. bêtes sauv., 1934, p.87).

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