2011년 1월 25일 화요일

Dic: jeter (crntl_II.C)

II. C.

C. − Au fig. Qqc./qqn jette qqn + compl. prép.

1. Pousser avec force. Jeter qqn dans qqc.

  • Il résistait aux offres de la vicomtesse qui lui voulait faire vendre sa charge et le jeter dans la magistrature (Balzac, Gobseck, 1830, p. 381). 
  • Madeleine (...) ne pouvait ressentir aucun intérêt pour un étranger que le hasard avait jeté dans sa vie comme un accident (Fromentin, Dominique, 1863, p. 112). 
  • Belombre, qu'une vie fort agitée avait jeté dans le théâtre (Gautier, Fracasse, 1863, p. 167).
Emploi pronom. réfl. S'élancer.
  • Se pénétrer des exercices de saint Ignace tout en se jetant dans la mêlée des intrigues politiques, n'est-ce point la perfection et comme la sainteté de la perversion? (Blondel, Action, 1893, p. 9).
2. [Le compl. prép. désigne une pers.] Pousser vers.
  • C'est cela que j'ai fait en l'épousant, j'ai obéi à cet imbécile emportement qui nous jette vers la femelle (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Cas de div., 1886, p. 1069). 
  • J'ai honte. Une brusque franchise me jette vers elle (Colette, Cl. s'en va, 1903, p. 50). 
  • Deux amants que l'amour jetait l'un vers l'autre, par-dessus la souffrance (Camus, Peste, 1947, p. 1273).
3. [Le compl. prép. désigne un sentiment, une attitude] Jeter qqn dans, à (rare) qqc. Mettre brusquement dans. (= plonger)
  • Jeter dans le désespoir, dans l'embarras, dans le trouble
  • Ce spectacle grotesque jetait les deux guerriers à des transports de joie bruyante (Courteline, Train 8 h 47, 1888, 2e part., I, p. 90). 
  • Ce bavardage jette mes voisines dans une gaîté immodérée (Colette, Cl. à l'école, 1900, p. 212). 
  • Elle voyait bien que Samuel élevait Christophe autrement qu'elle n'était élevée. Et cela la jetait dans une grande incertitude (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 199) :
− Loc. verb. Jeter hors de soi, hors de ses gonds*. Mettre brusquement dans une colère folle.
  • Il y avait encore les récits des abominations de la commune, qui le jetaient hors de lui, en blessant son respect de la propriété et son besoin d'ordre (Zola, Débâcle, 1892, p. 600).

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