2011년 3월 15일 화요일

Dic: confier

A.Remettre quelqu'un ou quelque chose à la garde, aux soins d'une personne dont on est sûr.

  • Confier l'éducation, la garde, la tutelle d'un enfant à qqn
  • confier sa destinée, son honneur, sa vie à qqn.
− Emploi pronom. [Le compl. ne désigne pas une pers., un objet, une abstraction]
  • Se confier à la providence, au sommeil
  • Se confier au temps, qui remet insensiblement tout à sa place (Leclercq, Proverbes dram., Les Élections, 1835, p. 313). 
  • Elle [une chatte] coucha dans un panier, se confia au bassin de sciure comme un chat bien appris (Colette, La Maison de Claudine, 1922, p. 228).
− P. anal. Livrer à l'action, à l'influence de quelque chose.
  • C'étaient de bons fellahs, qui possédaient (...) un peu de cette terre noire qui rend au centuple le grain qu'on lui confie (A. France, La Vie littér., t. 3, 1891, p. 131). 
  • Meyerbeer, Rossini, Verdi lui ont confié [au piano] les premières inspirations de leurs chefs-d'œuvre (G. Huberson, Nouveau manuel complet de l'accordeur et du réparateur de pianos, 1926, p. 3).
B.Faire part à quelqu'un de sentiments intimes ou d'informations confidentielles :
  • ... pour une femme, le bonheur est d'être aimée, adorée, d'avoir un ami à qui elle puisse confier ses désirs, ses fantaisies, ses chagrins, ses joies; se montrer dans la nudité de son âme, avec ses jolis défauts et ses belles qualités, sans craindre d'être trahie; ... (Balzac, Le Père Goriot, 1835, p. 145.)
SYNT. 
  • Confier ses angoisses, ses espoirs, ses inquiétudes, ses peines, ses rêves, ses scrupules, ses soucis, ses tourments à qqn
  • confier qqc. dans, à l'oreille de qqn.
− Emploi pronom. Se confier à un (son) ami, à son frère; se confier à la bonté, à la discrétion de qqn; se confier en Dieu; se confier amicalement, aveuglément, entièrement à qqn.
  • Vous pouvez vous confier, madame, À mon bras comme reine, à mon cœur comme femme! (Hugo, Ruy Blas, 1838, III, 4, p. 403). 
  • Tu vois, je me confie, je me livre (Mauriac, Les Mal Aimés, 1945, I, 3, p. 166) :
  • Jamais je ne retrouverais cette chose divine : un être avec qui je pusse causer de tout, à qui je pusse me confier. (Proust, La Fugitive, 1922, p. 497.)

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