2011년 1월 30일 일요일

Dic: une poussée

B. −1. Pression exercée par une chose qui pousse, par une force.

  • La nuit fut mauvaise; les ais du rancho craquaient à se rompre; il s'inclinait sous les poussées du vent et menaçait de s'en aller à chaque rafale (Verne, Enf. cap. Grant, t.1, 1868, p.209). 
  • Et, comme une poussée d'eau sale, la foule battait la cahute (Huysmans, Soeurs Vatard, 1879, p.78).
− PHYS. Poussée (d'Archimède). ,,Force verticale dirigée de bas en haut et exercée sur tout corps plongé dans un fluide (liquide ou gaz) et égale au poids du volume du fluide déplacé`` (Sc. 1962).
− Au fig.
  • Les sacrements [pour les modernistes] sont nés de ce que les apôtres et leurs successeurs, sous la poussée des circonstances et des événements, ont interprété une idée et une intention du Christ (Théol. cath. t.14, 1 1939, p.561).
3. Force interne qui détermine un comportement. (= pulsion)
  • Elle semblait vouloir s'afficher, chercher méchamment à ce que tout, chez elle, allât de mal en pis, lorsqu'elle obéissait avec une grande naïveté aux seules poussées de son tempérament (Zola, Fortune Rougon, 1871, p.44).
− En partic. Élan.
  • Et pourtant, passer par des découragements, avoir les entrailles inquiètes, c'est la misère de nos natures si fermes dans leurs audaces, dans leur vouloir, dans leur poussée vers le vrai, mais trahies par cette loque en mauvais état qu'est notre corps (Goncourt, Journal, 1865, p.122). 
  • Comme derrière une porte fermée, ainsi derrière la dure paroi du front et la dure paroi du coeur, c'était parfois vers le dehors, une poussée de tout son être: plus elle était violente, plus âprement il y résistait (Ramuz, A. Pache, 1911, p.124).
II. −[Corresp. à pousser VII] Rare, littér. Croissance (d'une plante). Synon. usuel = croissance, pousse.
  • Mais que vous êtes grande après moins de six mois! La tige qu'on mesure au temps de la poussée, Vienne la Saint-Michel, n'est pas plus élancée (Brizeux, Marie, 1840, p.36). 
  • Et ce fut la poussée d'une flore immonde, l'épanouissement de la pâquerette des ténèbres, l'éclosion du lotus (Huysmans, En route, t.2, 1895, p.197).
− Au fig.
  • Il faut assister avec sympathie à cette invasion de barbares [écrivains comme Huysmans] précieux: car peut-être que c'est la dernière poussée originale d'une littérature finissante et qu'après eux il n'y aura rien −plus rien (Lemaitre, Contemp., 1885, p.335).

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