2011년 1월 31일 월요일

Dic: fils de quoi

2. [Rapport d'origine, de provenance] Fils de. Personne native, issue de.

a) Domaine géogr.

  • Il est le fils de la terre lorraine et de l'océan breton (Barrès, Cahiers, t. 12, 1919, p. 27).
Littér., au fig. Fils de la mer (synon. de marin), de la terre (synon. de paysan).
  • Fils de la mer! Qu'as-tu vu? Entends-moi! Réponds-moi! (Claudel, Chr. Colomb, 1929, p. 1150).
− P. anal. et au fig.
  • Le fleuve prend sa vie aux sources du mystère. Il est le fils des monts déserts et des glaciers (Samain, Chariot, 1900, p. 224). 
  • Mes petits singes devenaient tristes (...) ces fils blonds du Capricorne (Cendrars, Lotiss. ciel, 1949, p. 21).
b) Domaine soc.
  • A-t-il vu beaucoup de fils de chiffonniers nommés ambassadeurs? (Méard, Rêv. païen, 1876, p. 170). 
  • Ce petit Anglais, ce fils de riche (Mauriac, Asmodée, 1938, IV, 13, p. 176). 
  • Je suis fils de bourgeois. Je lutte contre ma classe de toutes mes forces (Vailland, Drôle de jeu, 1945, p. 175).
− Emplois partic.
Fils de (bonne) famille. Garçon issu d'une famille riche.
  • Je suis un fils de bonne famille, mon père possédait même une écurie de course mais voilà... (Queneau, Loin Rueil, 1944, p. 163). 
Fils à papa. Garçon avantagé par la fortune de ses parents.
  • Mme Séverine, qui ne badine pas sur le chapitre de la morale, nous traita de « fils à papa » (L. Daudet, Dev. douleur, 1931, p. 255). 
Fils de patron. Dans la carrière médicale, garçon, homme avantagé par le rang qu'occupe son père.
  • Le fils est encore ce que l'on appelle en médecine un fils de patron (Duhamel, Maîtres, 1937, p. 137). 
Fils d'archevêque (arg. naval). Élève privilégié par la situation élevée de son père.
  • « Une promotion (à l'École navale) aussi forte (...) ne se justifiait que par le [lire la] nécessité de faire une position à quelque fils d'archevêque » (Mot d'ordre, 1887) (Fustier, Suppl. dict. Delvau, 1889, p. 537).
− Loc. verb. fig. Être le fils de ses œuvres. Ne devoir sa réussite qu'à ses propres qualités.
  • Le peuple qui riait des blasons, s'habitua à se croire uniquement fils de ses œuvres; le peuple se trompa, il a ses ancêtres tout comme les rois (Sand, Hist. vie, t. 1, 1855, p. 29). 
  • Fils légitime de mes œuvres. Je me relève aussi facilement que je tombe (Renard, Journal, 1899, p. 527).

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