2011년 3월 13일 일요일

Dic: assiéger

A.− [Le suj. du verbe est un ensemble de pers. ou, p. méton., leur chef]
1. MILITAIRE
a) Assiéger un lieu. Mettre le siège devant ce lieu (une place forte ou quelqu'autre lieu dont on désire s'emparer par la force des armes). Assiéger un château, une place forte, une forteresse
b) Assiéger qqn dans un lieu. L'y tenir prisonnier pour qu'il se rende :
SYNT.
(1) Assiéger le roi dans sa capitale, le prince dans son château; assiéger qqn depuis neuf ans. (2) Être assiégé par des cavaliers, par les Allemands.

2. (...)

3. P. anal. Entourer (un lieu) en menaçant de l'envahir; (des personnes) en constituant un danger pour leur bien-être, leur sécurité :

  • La ville, faute d'un assez grand nombre d'habitants, est mélancolique; l'herbe et le chardon assiègent ses faubourgs : ... (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 192.) 
  • ... Bachelin trouve dans la maison même la racine de la rêverie de la hutte. Il n'a qu'à travailler un peu le spectacle de la chambre de famille, qu'à écouter, dans le silence de la veillée, le poêle qui ronfle, tandis que la bise assiège la maison, ... (Bachelard, La Poétique de l'espace, 1957, p. 46.)
SYNT. Être assiégé par le froid, l'orage, le soleil, la mer, les sables, les neiges, la nuit, les loups.

B.− Au fig. [En parlant de difficultés, de maux, etc.,] Presser, poursuivre, obséder :
  • Je sortis de cette maison de malheur : vainement je m'étais cru incapable de partager désormais les peines de la jeunesse car les années m'assiègent et me glacent; je me fraye à peine un passage à travers elles, ainsi qu'en hiver l'habitant d'une cabane est obligé de s'ouvrir un sentier dans la neige, tombée pendant la nuit à sa porte, pour aller chercher un rayon de soleil. (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 543.) 
  • Comment traitez-vous, ou plutôt comment vous traite la goutte, le catharre [sic], la crachomanie, la prisomanie, la mouchomanie, en un mot le cortège innombrable des maux qui vous assiègent depuis tantôt quarante-cinq ans que j'ai le bonheur de vous connaître? (G. Sand, Correspondance, t. 1, 1812-76, p. 67.) 
  • Il y avait de l'ennui qui cernait la maison, qui assiégeait les êtres, qui filtrait au travers des murs : ... (Pergaud, De Goupil à Margot, 1910, p. 221.)
SYNT. Être assiégé par le malheur, les chagrins, les dangers, les ennuis, les maladies.

Rem. Le sens propre prédomine au xixe s.; le sens fig. au xxe siècle.

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